Un entretien avec Emmanuel Thill (06:36), pédopsychiatre.
Certains adolescents, adolescentes qui se sentent souvent seuls par ailleurs, que cela soit en famille, à l'école, trouvent dans l'IA conversationnelle une compagnie, un "ami". Quand cette IA prend toute la place, cela doit nous interpeller, nous interroger. En effet, si les ados sont souvent conscients qu'il s'agit d'une machine, le doute persiste tant l'IA imite la relation humaine, semble se soucier d'eux, les connaitre.
Ces IA conversationnelles amènent des questions : Quid des réponses données (les conseils livrés sont parfois douteux, voire dangereux) ? Comment faire l'expérience du doute, inhérente à notre condition humaine quand la machine offre des réponses donnant l'illusion de certitudes ?
Certains comparent l'IA et les amis imaginaires, or, les seconds invitent à imaginer des scénarii d'interactions, aident à métaboliser des émotions, des ressentis, nourrissent la créativité et aident à faire face aux difficultés de la vie, là ou les premiers viennent boucher les mécanismes interactionnels, l'imaginaire...


